samedi 9 juin 2007

Le Dernier Jour d'un Condamné

Aujourd'hui c'est samedi. Je vais aller à l'orphilinat bientot après que les heures les plus chaleureuses sont passées. Je ne sais pas si je suis obligée d'y aller samedi mais à moi je sens une obligation personnelle, en tenant ma parole. Les filles dans le 6ième année ont un examen lundi et heir je les ai essayées à faire comprendre un texte sur lequel elles seront examinées. 'Le Dernier Jour d'un Condamné' est un vrai oeuvre littéraire par Victor Hugo. Dans ce livre on trouve un critique fort et subtile dans lequel l'écrivain nous demande de prendre nos propres avis sur la peine de mort. Au niveau moral et social je trouve cette choix toujours pertinante et juste; au niveau formatif je ne vois pas comment un texte que les élèves ne peuvent pas dans un millions d'années comprendre peut être utile.
J'explique à peine, dans la language la plus simple que je suis capable, les pensées d'un misérable son dernier jour viviant à une fille qui ne comprend pas le mot 'misère'. Quand je la pose les questions de comment il ressent ou qu'est-ce qu'il pense, elle peut seulement me répondre qu'il est triste ou peur. Elle comprend quand même le mot 'libre' qui est déjà pas mal, et maintenant elle connait 'cachot' qui va surement la servir.
Au niveau d'education toutes les filles lisent les textes à un niveau plutot ou elles devraient être et pas ou elles sont réellement. Je me demande à quoi ça sert à leurs donner les textes complexes quand elles ne comprennent même pas la question, "qu'est-ce que vous avez pensé?" Peut-être il y très peut de monde qui demande leurs avis, j'en sais rien.
Je les fais comprendre de mon mieux. Hier c'était La Petite Fille des Allumettes, un conte qui encourage les larmes et les rêves. Je sais qu'elles ont compris. Je leurs demande ce qu'elles aiment et au moins elles sont heureuses parce qu'elles s'expriment avec les phrases complexes quelque chose d'elles mêmes.
A moi, je sais lesquelles parmi elles aiment les chiens, lesquelles prefèrent plutot les chiens, lesquelles rêvent d'être avec leurs mères, et lesquelles plutot avec Dieu. Et à mon avi, les questions sociales et politiques de M Hugo devrait mieux attendre jusqu'au moment qu'on peut, avec certitude, exprimer ce qu'on aime et ce qu'on n'aime pas. C'est la base mais c'est là ou il faut commencer.

1 commentaire:

Pat a dit…

c'est en essayant d'exprimer ses sentiments, que les mots arrivent, les phrases se font, la pensée se construit...il faut les provoquer, tu as raison !